Une jeune fille de 14 ans au tribunal
Jeu de tir à l’école : “Je voulais être cool”
Sur Snapchat, deux collégiens (14 ans) de Haute-Styrie ont annoncé vouloir jouer à la roulette russe dans leur école. C'est pourquoi ils se sont retrouvés mardi à Leoben devant le juge pénal.
Peu sûrs d'eux et la tête penchée, les deux élèves (14 ans) entrent dans la salle de la cour d'assises de Leoben (Styrie) "Personne ne s'attendait à ce qu'une conversation sur Snapchat se termine au tribunal", déclare Peter Wilhelm, juge pour enfants expérimenté, en ouvrant l'audience. "Ils voulaient jouer à la roulette russe à l'école, ils voulaient commencer par deux enseignantes", explique le procureur Andreas Petritsch.
Des images avec un pistolet
Aux mots, ils ont ajouté des images étranges. Un pistolet, par exemple. "Il appartenait à mon père. Il l'a vendu il y a cinq ans, l'image est un souvenir", explique plus tard le deuxième accusé, un jeune homme frêle originaire de Hongrie, qui a atteint l'âge de la responsabilité pénale peu avant les faits. "D'autres prennent des photos de leurs vacances en souvenir", remarque le juge.
S'y ajoute une photo montrant une variation de couteaux et une pioche. Le jeune homme la décrit comme un "kit de démarrage Miskolc". En effet, "c'est une ville de Hongrie connue pour sa dangerosité et ses attaques au couteau", explique-t-il au président.
"Se faire frapper et traiter de criminel".
Pour leurs défenseurs, l'infraction de complot criminel n'est pas constituée. "La plainte était correcte, de même que la procédure d'enquête. Mais ici, trop d'agitation a été semée, et ensuite tout a également été rendu public. Mon client est maintenant harcelé à l'école, il suit un traitement psychologique", critique le défenseur du premier accusé. Celui-ci confirme qu'il n'est pas seulement victime de moqueries, mais qu'il est également battu et traité de "criminel" et de "marchand d'armes".
On se moque de moi à l'école maintenant, on me frappe et on me traite de criminel.
Der Erstangeklagte
Oui, ce qu'ils ont fait est absolument condamnable d'un point de vue moral". Le fait que tout soit devenu public les a encore plus martyrisés. Ils l'ont bien mérité", admet l'avocate du deuxième accusé, qui parle toutefois d'une querelle de clochards.
Une élève a déclenché l'enquête
L'histoire a éclaté parce qu'une camarade de classe attentive et courageuse, qui était également membre du chat à trois, a été choquée par les messages. À la fin de l'audience, elle a reçu des éloges mérités du juge : "Ce que vous avez fait n'était pas une dénonciation, c'était absolument juste et formidable !"
Mais d'où leur est venue l'idée d'écrire une telle chose ? "En lisant vos chats, on se sent déjà mal à l'aise", remarque Monsieur Rat. "Je ne pensais pas que c'était si grave. Je voulais avoir l'air cool", explique le premier accusé. Son acolyte avoue la même chose : "Je voulais qu'on m'apprécie et je savais que les garçons de cet âge trouvent ça cool. Je sais ce qu'est la roulette russe, j'ai vu ça sur YouTube. J'ai proposé les professeurs parce que le premier jour d'école, ils n'étaient pas aussi gentils avec moi que les autres", explique le deuxième accusé, qui ne fréquente l'école secondaire concernée que depuis septembre dernier et était auparavant instruit à domicile par ses parents.
"Contrôlez les téléphones portables de vos enfants !"
Et Monsieur Rat les prend aussitôt à témoin : "Pourquoi, s'il vous plaît, les enfants de cet âge ont-ils accès à des photos avec des armes ? Il serait important que les parents contrôlent ce que leurs enfants ont sur leur portable, de plus, il y a des limites de temps !" "Je promets de veiller à ce qu'il n'ait plus jamais accès à des armes", affirme son père depuis l'auditoire de la salle.
On ne peut pas être plus stupide. Vous avez fait une erreur monumentale. J'espère que le calme va revenir dans la vallée de l'Enns. Et aux parents : vérifiez le contenu des téléphones portables de vos enfants !
Richter Peter Wilhelm
100 heures de travail social
Sur la base des descriptions faites pendant l'audience, le procureur Andreas Petritsch a même étendu la plainte pénale, car il considère que les éléments constitutifs du délit de menace dangereuse sont également remplis. Finalement, les deux accusés s'en tirent à bon compte. Le juge Peter Wilhelm renonce au complot criminel. En revanche, il est tout à fait d'accord avec la menace dangereuse.
Il propose une déjudiciarisation sous la forme de 100 heures de travail social à effectuer en six mois. Si les élèves remplissent ces conditions, la procédure à leur encontre sera abandonnée et ils resteront irréprochables.








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